17 août 2008

Rue de Belfort

Une ville de taille moyenne, sans attraits particuliers. Ni spécialités culinaires, ni cathédrale gothique, ni vestiges romains. Trois lignes dans le Larousse des noms propres grâce au peintre impressionniste qui y a longuement séjourné - afin d'attirer quelques touristes, on a donné son nom au musée municipal. Un cinéma aux sièges sans appuie-tête, particulièrement inconfortables. Un taux de chômage sensiblement égal à la moyenne nationale. Une délinquance sur voie publique en légère augmentation. Un maire de droite, mais dont la carrière politique a commencé à gauche. Une ruelle Neuve aux commerces décrépis. Une impasse du Bout-Du-Monde, où une agence de voyage a eu la bonne idée de s'implanter. Un centre-ville piéton, dont les lampadaires post-modernes arrivés en même temps que l'euro divisent toujours - laids et chers pour les uns, magnifiques mais chers pour les autres. D'autres artères, encore, aux patronymes dépourvus d'aspérités...

Et puis une rue de Belfort, dont le revêtement a été récemment refait. Devant la



vitrine de l'auto-école Alain conduite, une lycéenne fait peser tout le poids de son corps sur sa jambe gauche. Elle masque les derniers chiffres d'une plaque minéralogique détournée à des fins publicitaires, et sur laquelle figure un numéro de téléphone. Elle se demande pourquoi un certain Théo n'a pas répondu à son dernier S.M.S. « T vi1 2m1 en kour? Biz, Alex », ça prêtait à confusion? Vraiment stupide, ce Théo. Si elle est amoureuse de lui? Sûrement pas. Ou alors juste un peu.

Dans une heure et quart, d'une écriture tordue, reconnaissable entre mille, elle tentera de répondre à la question « Peut-on faire n'importe quoi n'importe comment? ». Tout en mordillant le bouchon de son stylo noir, elle se souviendra d'une phrase de Kant qui n'a rien à voir avec le sujet, mais qu'elle décidera de caser. Elle se dira aussi que, pour le bac, elle n'a pas le droit à l'erreur. Parce que sa grande soeur a eu mention très bien; qu'elle enseigne les mathématiques à des classes préparatoires ; qu'elle s'est mariée l'été dernier avec un développeur de progiciels éducatifs, sous les hourras d'une flopée de noms à particule. Fichue pression sociale.

Dans vingt minutes, sous les engueulades de son moniteur, Alexandra paniquera dans le dense trafic du début de matinée. Ça calera, ça mettra marche les feux de route et l’autoradio au lieu du désembuage des vitres arrière, ça se rongera les



ongles façon french manucure, maquillage permanent, extensions de cils à des prix défiant toute concurrence. Voilà ce que propose la boutique Room Beauty qui jouxte l'auto-école. L'annonce retient l'attention d'une vieille femme noyée dans un anorak vert, et lestée de deux sacs en plastique Leader Price. Ses doigts jaunis par quarante-sept ans de cigarettes sans filtre auraient bien besoin d'une manucure. Malheureusement, ces prix « défiant la concurrence » demeurent trop élevés. Elle marmonne quelque chose, puis s'éloigne. Elle claudique jusqu'à un bureau de tabac. Sur la route, dans une poubelle remplie de tickets de bus compostés, elle se déleste d'un



mouchoir usagé tombe à ses pieds. Le jeune homme l'observe intensément. Quelle drôle de bonne femme. Un personnage idéal pour une nouvelle, se dit-il. Elle s'intégrerait parfaitement à l'histoire qu'il se raconte en attendant un autobus numéro cinq...

Il pianote nonchalamment sur le banc. Il essaie d'imaginer comment cette femme se débrouille au quotidien. Plonger la main dans d'autres poubelles, en retirer la nourriture que d'autres jettent, ou bien des paquets de cigarettes vides, qu'elle collera ensemble pour former des chaises. Nourrir ses onze chats de boîtes de pâté à l'odeur nauséabonde. Passer quinze heures par jour devant des téléfilms américains où l'amour est à l'horizon, à tout prix, ou bien n'a pas d'âge. Cette vieille pourrait croiser le héros de la nouvelle. Au lieu d'écraser la gamine qui attend sa leçon de conduite, et qui a retenu l'attention de l'élégant durant deux bonnes minutes, il pourrait renverser cette loque puante. Avant de commettre un délit de fuite. Parfait, ça... Il ne lui manque que la chute.

Le cinq arrive, il se lève lentement, avec élégance - pour se rasseoir aussitôt, un six, fausse alerte. Le deuxième six en dix minutes, et toujours pas de cinq. Curieux. Deux personnes descendent. Par l'arrière, une pauvre petite fille riche aux doigts remplis de bagues - jolies jambes, mais trop maquillée, trop bien coiffée, pas du tout son style. Et puis, par l'avant, alors que le bus allait redémarrer, un étourdi se décide à demander l'ouverture des portes. Cheveux coupés en brosse, costume rayé aux manches légèrement trop longues, des yeux d'un bleu délavé. Il presse



le pas, traverse la rue en courant. Dans la sacoche qui prolonge son bras, un ordinateur portable. Sur le disque dur, un rapport consacré à l'inégalité d'accès aux ressources numériques - et sa version condensée, bâtie sous forme de diaporama Powerpoint. Dans moins de trois heures, il présentera ce maudit rapport à un parterre de spécialistes, dont le crâne chauve de son directeur. Il échangerait volontiers son ordinateur contre une thermos de café. Ses yeux sont lourds, il voudrait s'étendre, et dormir. Il n'a pas pris de petit déjeuner, même pas un verre de jus d'orange, il n'y en avait plus dans le frigo. Il faudra songer à en acheter en rentrant, dans cette supérette glauque de la rue Jeanne d'Arc qui a le sérieux avantage de fermer à vingt et une heures.

Il croise le regard vide d'un



couteau suisse. Voilà comment il aime se définir. Il a plié des serviettes dans des grands restaurants, débité de la viande dans l'arrière-boutique d'une boucherie, vendu des pull-overs sur les marchés, manié la truelle, le balai, démonté les chapiteaux de cirques itinérants, porté des caisses d'abricots, débouché des éviers. A cela s'ajoutent divers activités illicites - revente de drogues diverses et variées, vol d'autoradios, et des voitures qui vont avec. Il peut changer de job en un battement de paupières, parce qu'on lui a mal parlé, parce qu'il s'ennuie, parce que ça paye mieux sur le chantier d'à côté. Un polyvalent. Un homme à tout faire.

Et quand il ne travaille pas?

Il aime suivre des femmes.

Comme ça, pour le plaisir.

Cela fait plusieurs rues qu'il a repéré ce pantalon en cuir, et le petit cul qui danse dedans. Un sacré morceau, se dit-il en faisant tourner dans sa bouche un bonbon à la menthe. Il pourrait la suivre jusqu'à son bureau. Puis l'attendre toute la journée au pied de l'immeuble. Il n'a rien d'autre à faire aujourd'hui - depuis sa sortie de prison, des missions d'intérim de courte durée, et encore. Ensuite, reprendre la filature jusqu'à son domicile. Se faufiler derrière elle avant que la porte de l'immeuble ne se referme. La suivre dans l'escalier, à pas légers. Au moment où la clé s'introduit dans la serrure, lui plaquer une main sur la bouche. La pousser violemment à l'intérieur, refermer la porte d'un coup de pied... Allez, si elle tourne à droite, elle a la vie sauve... Elle tourne à



gauche, entre dans le magasin où elle a l'habitude de faire ses courses. Tout au fond, derrière le coin librairie, un Photomaton. Elle tire le rideau, entre dans la cabine. Parcourt un dépliant expliquant qu'on ne doit plus sourire sur les clichés d'identité officiels. Referme le rideau en soupirant. Elle a une sainte horreur des photos. Tout le monde la trouve photogénique : elle, ce qu'elle voit, c'est une dent de travers, un nez épaté, un bouton d'acné, une adolescente attardée au physique difforme. Mais là, c'est pour la bonne cause. Un dossier, un concours administratif, la perspective d'un emploi stable, après deux ans de contrats précaires.

Elle ferme le rideau, prend place sur le tabouret, appuie sur un bouton rouge. Deux pièces de deux euros sont propulsées dans la machine. Une voix mécanique demande d'ajuster la position du visage par rapport à un carré lumineux. Elle se lève, fait tourner plusieurs fois le tabouret dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, s'assied à nouveau. Une main droite dans les cheveux, un regard concentré. Nouvelle pression sur le bouton rouge, flash. Souhaite-t-elle remettre ça? Réponse négative. Les photos seront prêtes dans cinquante neuf secondes, cinquante huit, cinquante



pièces de un ou deux centimes serrées dans un porte-monnaie en cuir noir, des reçus de carte bleue vieux de six mois, une crème nourrissante pour mains très sèches, un livre de poche à la tranche cassée (Duteurtre, Le voyage en France, un cadeau de son chéri). Des clés de voiture, de l'appartement, du cellier, de la maison de ses parents en Lozère, un paquet de cigarettes mentholées acheté au Luxembourg, une trousse de maquillage. Un peigne, un miroir. Un briquet fushia. Des choses tout à fait essentielles, ou bien absolument nécessaires. Mais, dans ce sac à main très chic, imitation croco, fermé à l'aide d'un tourniquet doré, il manque un objet essentiel. Son téléphone portable. Un quart d'heure plus tôt, dans le bus, elle se voit nettement en train de faire défiler un message. Un texto écrit par sa petite soeur, une erreur de destinataire, à n'en point douter - son « T vi1 2m1 en kour? Biz Alex » l'a laissée perplexe. Ensuite...

Un boule d'angoisse se forme dans son ventre. Le téléphone a dû glisser entre les sièges. Que faire, alors? Espérer que son voisin - cheveux coupés comme dans les années quatre-vingt, costume acheté en promo dans un supermarché, beau mec, vraiment, mais beaucoup moins de classe que l'homme qui patientait à l'arrêt du bus où elle est descendue - l'aie ramassé, et trouve un moyen de le lui rendre? Faire bloquer sa ligne et sa carte S.I.M. ? Mauvais début de journée, en tout cas. Déjà que cette S.D.F.aux ongles dégueulasses lui a démis l'épaule deux minutes plus tôt en sortant d'un bureau de tabac où elle a sûrement dépensé son R.M.I. en jeux à gratter...

Son sac choisit ce moment pour vibrer. Des vibrations, puis une Polonaise de Chopin. Elle met plusieurs secondes à réaliser ce que cela signifie : son Samsung dernier cri, écran tactile, appareil photo rempli de pixels, lecteur mp3, connexion Internet, n'est pas entre les mains d'un voyou à casquette qui se serait empressé d'appeler le Maroc ou l'Algérie pendant six heures. La voilà soulagée.

Bien-sûr, il est déjà trop tard pour répondre. C'était sans doute Marie, elle en a fini avec ses photos d'identité, elle doit déjà être en train d'hésiter entre un chemisier gris et un chemisier mauve, ou encore



cette bourgeoise à jupe portefeuille, tiens. Elle à quoi, vingt-cinq, trente ans? Il l'imagine en train de donner des cours de maths à une armée d'élèves indisciplinés, de croiser les jambes sous son bureau en parlant du carré de l'hypoténuse. Très érotique, ça. Oui, elle doit être prof. Plus à son goût encore que le pantalon en cuir de tout à l'heure. Du reste, il n'a jamais fait dans la bourgeoise. Il rêve déjà de lui passer un cutter sur la gorge, lentement, embrasser goulûment son rouge à lèvre Dior, déchirer sauvagement son string Chantal Thomass... Il va se coller à elle pendant une demie-heure, mais seulement si elle



s'attarde devant une boutique de sous-vêtements bradés pour cause de travaux imminents... Un vieil homme à la peau parcheminée pénètre dans une cabine téléphonique, puis ressort aussitôt : non, on ne peut pas retirer d'argent dans cet appareil... Un employé municipal ramasse un mégot de cigarette à l'aide d'une pince télescopique... Un utilitaire jaune poussin quitte sa place de parking sans mettre son clignotant...

Et puis, à cause d'une phrase lancée le matin même par celui qui partage sa vie, et qui lui revient subitement à l'esprit, une grande blonde sanglée dans un tailleur strict se met à sourire. Ajoutant un peu de douceur au désordre de la rue de Belfort. Et de la ville. Et du monde.

A.D.

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10 août 2008

Lire Georges Perros


De lui, je sais pas bézef. Je veux dire, de sa vie, de ses frasques et de ses amours. J’ai pas pris ou trouvé le temps de fouiller sa bio. De toute façon, on s’en tamponne le coquillard ! Il existe, via le Net, ai vu sa face de loup de mer. Dans ces lignes, l’objectif, c’est de te faire saliver, toi lecteur vampire qui te repais du sang bleu des auteurs, des vrais, de cette race d’écrivailleurs qui enfoncent des mots comme des clous dans les chairs. Aucune vision catho, céans. Ma profession, l’ai pas faite et j’ai les foies, la faute, non pas à Voltaire, même si j’ai le cul par terre, face à tant de matérialisme ambiant.
Faut que je parle dare-dare des Papiers collés du sieur Perros, négociant de mots touchés par la grâce, et non de mots frelatés comme ils s’en trouvent dans les colonnes des journaux, des mots faux pour asseoir le grand mensonge capitaliste.
Cet opus, il est possible de le trouver dans la collection L’imaginaire, chez tonton Gallimard. C’est qui Perros, de son prénom Georges ? Le redis, je sais que dalle, ou si peu, si Breton et mort peu avant la cinquantaine ou après la quarantaine, c’est selon le bon plaisir de chacun. Il est peu connu le voyou littéraire, il a peut-être tout fait pour, et pourtant pas de seconde zone. Les mots en italique, présents dans cet intertexte, sont nés de sa plume, ce sont des citations prises au hasard de la lecture. Divisés en trois tomes, les Papiers Collés se présentent sous la forme d’aphorismes. Des aphorismes qu’il faut prendre le temps de décortiquer et de respirer pour bien sentir la singularité et aussi la familiarité de Perros. Car Perros se situe exactement à la frontière, entre la pomme et le couteau.

Un poème est fait pour être lu, comme une femme pour être caressée. Un poème vieux garçon, ça n’existe pas. Autre merveille. Qui écrit pour se sauver est foutu d’avance. Une autre encore. L’amour physique, même fait, bien fait, satisfait, reste un rêve.

Une autre encore et encore. Il y a un grand plaisir-immense-à être lucide, à jeun, clair, là. Un autre, à être saoul, fou, démâté, quoique toujours là, de même. Tout est là.

Une dernière et après, basta lecteur, à toi de jouer et de jouir en posant sur les pages de ce gars-là, ton regard le plus sensible.

Il n’y a qu’un moment qui m’intéresse chez l’homme, quoi qu’il fasse ou soit, c’est celui où il se retrouve seul, soit sur un banc de square, soit dans les chiottes, soit sur un lit d’hôpital. Et ce qu’il fait de ce moment.

Georges Perros, Papiers collés (Imaginaire Gallimard)

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01 août 2008

Dans la peau de l'Autre


Mari et femme : derrière ce titre allenien, un roman singulier, le nouveau livre de Régis de Sa Moreira. Il nous avait déjà bluffés, le bougre, en nous contant les aventures baroques d'un libraire. Il récidive avec une banale histoire de couple en panne, renouvelant le genre à la pointe de sa poésie drolatique - rien n'est banal dans l'univers de notre homme, forcément.
Car les histoires de couple en phase d'implosion, la littérature en est farcie, le cinéma en est rempli. Que diable allait faire Régis de Sa Moreira dans cette galère? Oh, il a simplement tout dynamité avec fraîcheur, loufoquerie, et sans mièvrerie. En imaginant un homme et une femme qui ont déjà oublié la première personne du pluriel, dont l'appartement est déjà en vente... Et qui se réveillent un beau matin, chacun dans la peau de l'autre.
Tu es elle et elle et toi.
Pour une séparation, c'est raté.

Il est devenu sa femme. Elle est devenue son mari. Passée la stupeur, ils font avec. Dans son corps à elle, il s'habitue aux robes. Dans son corps à lui, elle porte de mieux en mieux son costume. Et tout s'enchaîne parfaitement. Pas de lourdeurs, de quiproquos inutiles. De la cohérence dans l'absurde. Et, au final, une fine observation de la vie de couple. Grâce à l'humour, la vivacité de son écriture et la tendresse de son propos, Régis de Sa Moreira nous détourne même un peu de notre peur du quotidien à deux...

Régis de Sa Moreira,
Mari et femme (Le Diable Vauvert - sortie le 25 août)

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15 juillet 2008

Pour votre sac de plage

Alors que le meilleur site culturel du oueb a déjà entamé un tour d'horizon de la rentrée littéraire de septembre (Alors? Poppy Z. Brite? Jean Echenoz? Régis de Sa Moreira?), quelques coups de coeur, livrés pelle (et râteau (ok, je sors)) mêle, quelques perles à glisser dans votre sac de plage, entre la crème solaire indice cinquante et la serviette de bain Pluto...

Vous avez (enfin) décidé de chercher à comprendre la larve qui vous sert d'ado?
Dix-huit Baisers plus un, Rachel Corenblit (Le Rouergue).
Un adolescent dégingandé prénommé Alex. Un secret. Les jupes des filles, leur trousse Diddl, les petits mots que l'on aime glisser dedans. Des témoignages crus, cruels, drôles. Un puzzle, un patchwork de sensations, d'impressions. Un grand gamin en manque de tendresse. Un récit juste et tendre.

Vous avez envie de vous noyer dans la Méditerranée, mais vous hésitez encore (l'eau salée, tout de même...)?
Suicide, Edouard Levé (P.O.L.)
Un court récit aussi dérangeant par le thème que par les circonstances de sa publication. Quelques jours avant de se pendre, Levé adressait le manuscrit de son dernier livre à son éditeur. Ce livre, c'est Suicide, collection de souvenirs d'un ami qui s'est tué à vingt-cinq ans, et à qui le narrateur s'adresse directement. " Ta façon de quitter la vie en a récrit l'histoire sous forme négative ". De bien belles funérailles littéraires qui donnent, paradoxalement, envie de vivre.

Vous aimez les titres courts?
Eldorado, Laurent Gaudé (Babel)
Deux destins croisés, denses et bouleversants. Le capitaine d’un navire chargé de sillonner les côtes siciliennes à la recherche des navires remplis de clandestins. Un jeune homme qui va quitter le Soudan au péril de sa vie pour gagner l'Europe. Toute l'absurdité du monde dans un récit âpre et splendide.

Vous aimez les revues littéraires traduites de l'anglais (Etats-Unis) dans lesquelles Philippe Jaenada évoque la rue Louis Blanc, Stéphane Préciozi participe à une course cycliste et Alexandre Gouzou souffre d'hypocondrie?
Revue Décapage, numéro 35 (éditions de la Table Ronde)
http://revuedecapage.blogspot.com

Vous n'aimez pas les conseils littéraires de ce blog?
Allez voir ailleurs, on y parle élégamment de Svetislav Basara.
L'ex-Yougoslave n'a pas la cote? Foutaises. Franswa P. vous le prouve.

Vous n'aimez pas lire sur la plage?

Alors là, vraiment, on ne peut rien pour vous.

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